Cigarette électronique 1 – Tabac 0

cigarette électronique - gov uk logoL’organisme Public Health England, qui collabore étroitement avec le ministère de la santé britannique, a publié le 19 août 2015 une étude dont les conclusions sont très favorables à l’usage de la cigarette électronique. En affirmant que la cigarette électronique est 95% moins dangereuse pour la santé que la cigarette traditionnelle, la Grande-Bretagne adopte une position orthogonale à celles de l’Organisation Mondiale de la Santé et de nombreux experts. Ainsi, au mois d’août 2014, l’OMS préconisait une interdiction de l’e-cigarette aux mineurs et mettait en garde les femmes enceintes, les enfants et les adolescents contre les risques associés au vapotage passif. En vertu du principe de précaution, certains experts étaient même allés jusqu’à prôner l’interdiction de son utilisation dans les lieux publics fermés tant que les preuves de l’innocuité du vapotage passif n’était pas démontrée.

Véritable coup de tonnerre dans le monde de la vape, l’étude britannique aligne les arguments les uns après les autres en faveur de la cigarette électronique, la présentant notamment comme une approche efficace pour le sevrage tabagique. Même si à l’heure actuelle il n’est pas encore prouvé que l’e-cigarette soit plus efficace que d’autres méthodes de sevrage tabagique, l’étude de Public Health England clame en revanche qu’elle est bien plus populaire et appréciée du grand public. En Grande-Bretagne, la cigarette électronique a été adoptée par 5% de la population, dont 60% de fumeurs et 40% d’anciens fumeurs. L’étude montre également que l’utilisation de la cigarette électronique tend à diminuer avec le temps chez les fumeurs ayant arrêté le tabac depuis longtemps.

La cigarette électronique pour ne plus fumer

L’étude fait le point sur toutes les inquiétudes soulevées par la cigarette électronique, et particulièrement celles qui touchent à la jeunesse. Public Health England souligne que seulement 2% des mineurs utilisent l’e-cigarette au moins une fois par mois, et 0.5% au moins une fois par semaine. Que certains jeunes débutent avec la cigarette électronique est indéniable, l’étude précise que seuls 0.3% de ces nouveaux adeptes l’utilisent régulièrement, au moins une fois par mois.

Public Health England propose également de considérer la cigarette électronique comme un instrument social au service de la santé publique. En effet, la dépendance tabagique touche essentiellement les populations les plus défavorisées, l’e-cigarette pourrait alors contribuer à un sevrage graduel et peu onéreux. L’équipe de recherche propose notamment de lever l’interdiction de vapoter à proximité des centres médicaux et dans les centres de détention; interdiction qu’elle juge infondée et résultant de l’habitude de considérer la cigarette électronique et le tabac sur un même plan. La couverture médiatique disproportionnée de certaines études scientifiques peu sérieuses a eu tendance, ces dernières années, à véhiculer l’idée erronée que la cigarette électronique est aussi dangereuse pour la santé que le tabac.

De par son financement exclusif par des fonds publics, cette étude britannique revendique son indépendance vis à vis du marché de la cigarette électronique et espère qu’elle contribuera à assouplir la législation en vigueur en Grande-Bretagne. Sans concession, les chercheurs à l’origine de l’étude proposent même de permettre aux médecins de pouvoir prescrire l’e-cigarette pour un sevrage tabagique.

Nul doute qu’outre manche, la cigarette électronique a marqué un point face au tabac. Espérons que ces nouveaux résultats encourageants se traduisent par une déferlante positive qui atteindra les autorités françaises influentes.

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